Octomore 6.1 Scottish Barley Review

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Octomore 6.1 Scottish Barley

57% ABV

Score: 87/100


Warning long LSD-like descriptors ahead….

Say what you will about this whisky (and there is a lot of chatter out there) this is a whisky that cannot leave you indifferent. Much ink has been spilled and the ‘Laddie marketing crew has spun their magic as usual. Hate the player or hate the game it doesn’t matter, this is whisky that makes people react in one way or another and it begins with the product itself, in this day an age that’s something. Let’s not forget it doesn’t forego the basic info the consumer needs in that goal, it has an age statement, it’s unchillfiltered, uncolored and has proper ABV that allows the spirit to express itself fully. After that they can add-on all the marketing hype they want.

I am a fan of most of what comes out of the North West coast of Loch Indaal, not all of it is spectacular but there is definitely some magic happening there at times. If you strip away all the hype, the phenol counts, the marketing, the race for whose peat is bigger than the other what’s really interesting about this whisky is two things.

1- The nuances you get from the beast  that is Octomore…it’s not all straight up burning car seat peat smoke, there’s all these interesting big thick notes, barnyard and then really herbal, eucalyptus tentacles wringing their way around your palate.

2- The character of this whisky for its young age…don’t get me wrong, it is young and often brash and peat definitely takes well to this kind of style by hiding the youth but I cannot thing of many other whiskys that are this characterful at such a young age. I know there is a 10 year old floating out there and I can only imagine what this could be with 15+under its belt…who knows perhaps we could lose some of that dirty goodness but I wonder what those buttery ham cooked in hay and crazy bbq sauce and inner tube aromas will become given some good casks and time. (it is like a really eloquent young teenager whose way with words makes you forget how young the interlocutor is )


Nose: sweaty vinyl seats, bicycle inner tube fights with ash and Eucalyptus, aniseed, prosciutto chips, cornbread cooked in bacon fat, asparagus in butter. Smoked cola syrup, barnyard notes.

Palate: beeswax, dried figs, burnt sugar caramel, ham cooked in hay, mountain mint/wild oregano/sage (those Greek wild herbs that are like druidic, medicinal versions of the cultivated ones), somehow sweet but there’s a pleasant bitterness darting in and out.  Salty and volatile, fisherman’s friends and cola.

The finish is long lasting, persistent, a little salty and bitter.  My first tasting was a back to back Octomore 6.1 & 7.1. I couldn’t detect the bourbon in the 6.1 as much.  It’s got more darkness to it.

This is a contemplative malt, around a fire reading, watching nature from a cabin window or quiet pensive conversation is ideal, it leaves your head full of ideas and sets your imagination racing.






Octomore 6.1 Scottish Barley

57% Alc/Vol.

Évaluation: 87/100

Attention, description quasi-hallucinatoire à suivre…

Peu importe ce que l’on dit sur ce whisky (et il cause quand même pas mal de brouhaha) il ne peut vous laisser indifférent. Beaucoup d’encre à couler à propos de ce whisky et l’équipe de marketing de ‘Laddie y à mis sa magie habituelle. Que vous détester le joueur ou les règles du jeu ça importe peu, il s’agit ici d’un whisky qui fait réagir les gens et c’est surtout à cause du produit lui-même. N’oublions pas que contrairement à beaucoup d’embouteillages qui cause du « hype »  celui-ci nous fourni au moins les détails les plus importants.  Il y a un âge, il est non-filtré à froid, ne contient aucun colorant et est offert à un volume d’alcool qui permet libre expressions aux saveurs. Après ça ils peuvent en beurrer épais s’ils le veulent.

J’avoue que je suis un « fan » de la plupart de ce qui est produit sur la côte Nord-Ouest du Loch Indaal, non leur whisky ne sont pas tous spectaculaire, mais il y a parfois une dose d’alchimie/Voodoo qui sort de chez Bruichladdich. Si l’on enlève les couches de publicités excessives, le niveau de phénol grimpant (qui ne veut plus rien dire rendu là) et le jeu de « mon whisky est plus tourbé que le tiens », il reste deux faits intéressants mais importants.

  1. Les nuances offertes de la bête Octomore ne sont pas juste de la variété crasseuse et sièges de vinyle en feu. Il y a des notes musclées et fumée, mais à travers ça un côté basse cours, sucré, herbes & mentholé qui s’insinue dans le discours.
  2. Le caractère de ce distillat pour sa jeunesse est impressionnant, non je ne parle pas du raffinement d’un whisky de 20+années mais je ne peux pas penser à beaucoup d’autres whisky qui en offre autant après seulement 5ans en fût. Je sais qu’il y a eu une édition de 10 ans un moment donnée, mais je ne peut qu’imaginer ce qu’il pourrait offrir après 15 ans et plus. Qui sait, il perdrait surement un peu de sa fougue mais qu’adviendraient de ses aromes de jambon cuit au foin, de sauce BBQ et de chambre à air de vélo avec du temps et des bonnes barriques. (ce whisky est vraiment comme un ado qui s’exprime bien on fini par en oublier l’âge de son interlocuteur)


Nez: jambes en sueur sur sièges en vinyle, combat entre la chambre à air de vélo, les cendres et l’eucalyptus. Graines d’anise, chips de prosciutto, pain de mais cuit dans le gras de bacon, asperges sautées au beurre.  Sirop de cola fumé,  basse-cour.

Bouche: Cire d’abeilles, figues séchées, caramel brulée, jambon cuit au foin, menthe des montagnes/origan sauvage (les herbes sauvages grecs qui sont comme des versions amplifiées et druidique de leur homonymes cultivées). Une perception assez importante de sucre en bouche avec une amertume  qui vient reprendre le cap. Salée, volatile, pastilles (celle avec le pêcheur sympatique) et cola.

La finale est longue et persistante, un peu sale et avec une amertume plaisante. La première fois que j’ai essayé ce whisky c’était dans back à back avec le Octomore 7.1 et je ne trouvais pas la présence du fût de bourbon aussi présente dans le 6.1, je dirais qu’il y a un petit côté obscur (ok c’t’assez les jokes de Star Wars)

C’est un whisky qui se prête  la contemplation, autour d’un feu, avec un livre, en regardant la nature se déchainer de la fenêtre d’un chalet, ou lors d’une discussion tranquille. Il stimule les idées et  fait courir l’imaginaire.



Bruichladdich 16 First Growth Cuvée A Pauillac Review

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Bruichladdich 16 First Growth Cuvée A Pauillac

46% ABV

Score: 85/100

I received this as an unexpected birthday gift from co-workers a few years ago and it was long kept in reserve.

This bottling is from 2008 the “First Growth” series, it consisted of stocks of Bruichladdich’s old regime lightly peated Spirit. It was then aged sixteen years in ex-bourbon barrels (Jim Beam) and then finished for an undetermined period of time in barriques from Bordeaux Grand Cru chateaux.  The series was classed A to F based on each chateau and was limited to 12,000 bottles each.

Cuvée A was from spirit ACE’d (Additional Cask Evolution) in barriques that previously held Chateau Lafite Pauillac wine.

grand cru whiskymate

Nose: There is a definite wet cask smell almost “rancio” like dessert wines, apricots, honey, very floral, bramble fruits, leather.

Palate: It’s start out punchy and spicy but still somehow delicate. There is a drying influence from the wine casks and present tannins. Peppery, honey and a touch of cherry or pomegranate. There is definitely a bit of peat present kind of like earthy black tea.

You can still find some of the Bruichladdich character present in there but there is a disparity between the palate(intense & dry) and the nose (floral,fruity, round). It feels a bit wrong but you can’t stop looking…kind of like ladyboy porn. Jokes aside this is really some sexy whisky and it’s a joy to nose and to take in slowly, I would get another bottle of this series in a heartbeat but not at collector prices.

Experiments like this are part of what made Bruichladdich so fun, I don’t buy all the pomp that came with the whole first growth thing as such but that they would attempt something like this in 2008. It was still approachable whisky not some shit in fancy decanters or laser cut bottles with no age statement and a bullshit tags like (master, rare, select, chairman’s) wank! wank! wank!



Bruichladdich 16 First Growth Cuvée A Pauillac

46% Alc/vol

Évaluation: 85/100



Un cadeau de mes collègues de travail que j’ai longtemps gardé en réserve.

Cet embouteillage provient de la série “First Growth” créer en 2008. Il s’agit de whisky légèrement tourbé de de l’ancien régime de Bruichladdich, vieilli 16ans en fût de bourbon (Jim Beam) avec une finition indéterminée en barrique ayant contenu des grand cru des plus grand château de Bordeaux. La série est classé de A à F selon les châteaux et est limitée à 12,000 bouteilles de chaque expression.



Bruichladdich-A genleman butler

Nez: Il y a définitivement une odeur très présente de barrique fraichement vidée. Un peu “rancio” comme les vins désserts, abricots, miel, très floral,  fruits des ronces (mûres et ses variantes) & cuir.

Goût: L’arrivée est”punchy” et épicée tout en gardant une délicatesse. Il y a vraiment un assèchement prononcé et des tanins provenant des barriques, Poivre, miel et une touche de cerise ou pomme grenade. Il y un présence de la tourbe mais elle ressemble plus à du thé noir un peu terreux.

On y retrouve quand même la ligne directrice du style Bruichladdich mais il y a vraiment disparité entre le nez (floral, fruité, rond) et le palais (intense & sec). Ça laisse perplexe mais on ne peut pas arrêter de regarder…un peu comme de la porno transgenre. Blague à part c’est un whisky très sexy, qui offre un arôme incroyable et auquel on prend plaisir à déguster. J’en achèterai une autre bouteille sans hésiter mais pas au prix de collection.

Les expériences comme celle-ci sont une des raisons pour laquelle Bruichladdich mettait de la vie dans l’univers du scotch en 2008. Je ne parle pas du côté cuvée prestige ou comparatif au grand cru,  il  s’agissait d’un whisky à la portée de tous pas un liquide mystère offert dans des décanteurs ou des bouteilles coupées au laser. Sans mention d’âge avec une étiquette merdique genre (cuvée des mâitres, rare, select, président) etc…





Bruichladdich Scottish Barley Review


Bruichladdich Scottish Barley

50% ABV

Score:  78/100


The Classic Laddie has become the core expression for Bruichladdich in recent years. They have never shied away from releasing NAS offerings in the past and are perhaps one of the pioneers of this trend. Initially out of necessity but it seemed born of the ethos that if the whisky is quality and interesting and has something different to say or offer it needn’t only be bound by age, therefore we saw a mix of many different expressions, vintages and ages (to the annoyance of some)

I think the sort of fuck-you attitude and mercenary methods really helped differentiate how people received this idea from them as not simply a cash grab. It also helps that many of the whiskies they’ve released were really good and they had the big, poetic presence of Jim McEwan to push them.

With the release of the Laddie ten and also the series running up to Port Charlotte 10 (PC5, PC6 and so on) that Bruichladdich had drafted a plan for core age series they wanted to offer. Yet not long after that they pulled the 10 year old expression and those 16, 22yr bottles have all but disappeared as well. Ever since they haven’t been focusing at all on releasing age stated bottling other than the recent Micro provenance ones that are only available through their website and in minuscule quantities.  This really puts a lot of pressure on that core Classic release to provide us with our Laddie fix.

Nose: Leathery and solvent like start, biscuity-malt fermentation notes really stand out. Juicy tangerine and orange oils, after some time the vanilla & toffee thing comes out turns into banana chips and vaguely tropical notes. There is also some earthiness, like damp sod.

Palate:  It is a bit raw on the start but fills out juicy, salty caramel, sweetness. Slightly grassy and lemony/citrus again. There is a strange note that could be mistaken for peatyness/smokiness (I know it’s unpeated) it’s perhaps that solvent like note coming back, you don’t get it on every sip.

You can recognize the laddie signature taste but it’s kind of buried in there and unbalanced and young. I tasted this 3 times so far and every time I’ve had a completely different impression of it. It’s a good whisky but not their best; If this was a band it is lacking a solid rhythm section. I think they could work at bringing forth more depth from this to truly make it memorable it’s almost there.

I wish they would just put the age of the whisky on the bottle and allow consumers the information they desire. Or figure out the logistics of offering a 10yr plus release rather than giving us the “we want to move our focus away from age statements” spiel. At the price point here in Quebec (85$) I would have a hard time reaching for this regularly since it competes directly with many other good whiskies for our attention.






Bruichladdich Scottish Barley

50% alc/vol

Évaluation:  78/100


Ces dernières années le Classic Laddie est devenu le premier échelon de la nouvelle gamme de whisky de Bruichladdich. Il est certain que cette idée n’est pas nouvelle pour cette distillerie, si on considère qu’ils on été les pionniers de cette façon de faire depuis les 10 ou 12 dernières années. Initialement de nécessité (questions de capital et aussi puisqu’il on hérité d’un inventaire très bas et inégale selon les sources) mais ensuite il était clair qu’ils étaient en mesure d’offrir des malts intéressant et de qualité qui ne dépendait pas strictement de l’âge.

Je crois qu’initialement leurs tactiques mercenaires et la tendance à  lever le doigt d’honneur aux traditions a vraiment aidé à accueillir cette idée comme étant une qui n’était pas strictement motivée par l’argent.  Ça aide aussi que  le talentueux et poétique Jim McEwan était à la barre et que la majorité des  whiskies lancées (aussi multiples soit-ils) étaient excellents.

Le Laddie 10 à été discontinué il y a un an ou deux et les versions de 16 et 22 ans sont maintenant pratiquement introuvables. Il semblerait que depuis le changement de garde à la distillerie qu’on met moins sinon pratiquement pas d’emphase sur une gamme basé sur une progression d’âge.  À  part les sorties « micro provenance » disponible seulement sur le site web en petites quantités et  les bouteilles de négociants, il est difficile de trouver du jus dit mature de Bruichladdich. Cette situation met beaucoup de pression sur la gamme actuelle afin de nous fournir notre dose.

Nez:  Nouveau cuir de la tannerie avec des notes de solvant en arrivée, se développe sur des odeurs maltées, biscuits, fermentation d’une pâte à pain.  Tangerine bien mûre et huile d’orange, après un temps, vanille et toffee se transforme en bananes séchée et un léger fruit tropical. Il y a aussi un peu d’effluve terreuse, genre gazon en rouleau mouillé mais à peine

Goût:  On ressent un peu d’agressivité au début mais rapidement devient très juteux, caramel sucrée/salée. On goûte bien aux notes agrumes/herbes, biscuits de l’odorat. Il y a un goût étrange qu’on pourrait se méprendre pour de la tourbe (je sais c’est un whisky non-tourbé), c’est peut-être cette note de solvant qui revient, elle ne se présente pas à chaque gorgée.

On reconnait la signature Laddie par moment mais pas de feu d’artifice,  le tout manque de cohésion et de magie et fini enterrée un peu trop par l’intensité en bouche. J’ai dégusté celui-ci 3 fois et à chaque occasion mes notes sont différentes et ce n’est pas une bonne surprise. Ce n’est pas un mauvais whisky mais clairement pas le meilleur Bruichladdich que j’ai goûté. S’il offrait un peu plus de complexité ou de surprise , ça manque la section de rythme solide pour être mémorable.  Je souhaiterais vraiment qu’on mette une mention d’âge pour au moins comprendre ce qu’on achète ou carrément qu’il trouve une façon continuer à faire une production de Laddie 10.

Patrik à dit que ce whisky est une jeune fille marchant à travers une allée sombre à Brooklyn, j’interprète ça comme une belle arrivée mais une sortie regrettable. De plus au prix vendu par la gestapo euh…je veux dire  la SAQ (85$), il fait compétition avec beaucoup d’autre whisky pour notre attention.